L'internet facilite le traçage de nos faits et gestes...
« En semant des milliards de données sur internet, les citoyens connectés deviennent les acteurs de leur propre surveillance. » Olivier Tesquet, journaliste | TÉLÉRAMA
Ce constat vient de trouver son sens au Sénégal avec le cas Pape Cheikh Diallo.
Tesquet avait vu juste que les traces laissées sur Internet, qu’il s’agisse de clics, de messages écrits ou vocaux, de vidéos ou de quoi que ce soit, sont susceptibles d'être exploitées plus tard. Cela peut se retourner contre nous.
La police ou la gendarmerie a le pouvoir de restaurer des données par le biais de puissants logiciels.
L'affaire, qualifiée de sordide, impliquant des animateurs, journalistes, étudiants, chanteurs..., est en train d'être réglée par l'exploitation des téléphones des présumés coupables.
Et les preuves sont accablantes. Selon Libération, la police a repéré dans les téléphones du cerveau de cette mafia : des SMS d'amour et des vidéos compromettantes.
C'est ce qui a facilité un certain nombre d'arrestations. D'ailleurs, une artiste avait été interpellée auparavant pour une affaire d'argent, et celle-ci a complètement changé de nature pour virer aux affaires de mœurs : le lesbianisme.
Toujours selon Libération, l'exploitation de son téléphone a révélé des vidéos à caractère lesbien. Un autre chef d'accusation s'abat sur elle.
Cette piste va peut-être démontrer que des femmes pratiquent ce genre d'actes, ce qui permettra d'équilibrer la tendance, largement dominée par les hommes, à raison des dizaines contre une côte des femmes.

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